Secteur Durance

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Secteur Durance

Les canaux du secteur Durance

 

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Entre le pont Mirabeau et le barrage de Bonpas, s’écoule depuis presque mille ans une très vieille histoire entre le monde agricole et la Durance. C’est en 1171 qu’ont débuté les travaux de creusement du plus ancien canal de Provence en activité, le canal Saint-Julien. Beaucoup plus en aval, le canal de l’Hôpital, d’abord nommé canal de la Durançole, a été établi en vertu d’une concession faite au XIIème siècle par les Consuls d’Avignon. Au XVIème siècle, avec la construction du canal de Craponne, viendra l’irrigation des secteurs situés sur les communes d’Alleins, Mallemort et la Roque d’Anthéron. Enfin, au cours du XVIIIème et surtout du XIXème siècle, la très forte croissance des métropoles et l’arrivée du chemin de fer vont contribuer à multiplier les concessions accordées pour dériver l’eau en Durance et irriguer des territoires fortement sollicités par la demande alimentaire.

Le long de cet axe durancien, les principales cultures irriguées par les canaux sont l’arboriculture (principalement autour du secteur de Cavaillon et de l’Isle-sur-la-Sorgue), le maraîchage et les prairies, sans oublier sur le secteur de Peyrolles et de la Roque d’Anthéron, le blé.

C’est une irrigation essentiellement gravitaire sur la plupart des canaux du secteur. Seuls les canaux Saint-Julien, Cabedan Neuf et l’Isle ont converti au fil du temps une partie de leurs canaux gravitaires en sous-pression, dans un souci d’économies d’eau et parce que l’arboriculture – culture dominante de ces canaux – le permettait.

De l’amont jusqu’à l’aval, ce sont pas loin de 20 000 hectares de surface agricole qui sont encore aujourd’hui irrigables le long de la Durance. Cependant, autour des pôles urbains de Cavaillon et d’Avignon, les surfaces agricoles ont très fortement diminué depuis les dix dernières années, du fait de la pression urbaine et du mitage des périmètres irrigués.

Sur le secteur de Bonpas, une réflexion est aujourd’hui en cours entre les canaux Puy, Hôpital-Durançole et Crillon, quant aux possibilités d’un regroupement qui permettrait de mieux s’organiser, afin d’assurer la pérennité des structures aujourd’hui fragilisées par la déprise agricole et les coûts de fonctionnement et d’investissement des associations d’irrigants, dont les aménités induites par leur activité – alimentation de nappe, maintien des milieux et du paysage, espace ludique – ne sont pas rémunérées à la hauteur des services rendus.

 

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